samedi 21 février 2009

Profession foi - Stéphane CASTERAN

Avec plus de 47 000 licenciés et ses nombreuses disciplines, notre sport témoigne de sa richesse et de son dynamisme. Du loisir à la compétition, le roller est multiple, rassemblant un nombre croissant de pratiquants par delà les âges et les milieux sociaux.


Cette vitalité, nous la devons aux bénévoles de nos clubs qui rivalisent d’imagination pour faire croître nos structures et transmettre leur passion. Cette énergie, c’est au mouvement fédéral d’en être le catalyseur. D’où ma grande fierté, ce week-end, de vous soumettre ma candidature au Conseil d’Administration de notre Fédération.


Il y a deux ans, vous avez choisi de m’accorder votre confiance. En arrivant à mi-mandat, je me suis pleinement consacré au chantier prioritaire de la réforme de notre statut dans le Code de la Route. Cette fenêtre ouverte par le Ministère nous laisse aujourd’hui entrevoir la reconnaissance d’un véritable statut adapté à nos besoins dès le mois de septembre prochain. Ce tournant décisif accompagnera le développement du roller, en particulier dans les agglomérations, et offrira une réponse pertinente à celles et ceux qui utilisent la voie publique pour se déplacer, se balader ou s’entraîner.


Bien entendu, je souhaite poursuivre mon engagement sur cette thématique, de même que participer à relever les enjeux qui transcendent nos disciplines.


En tant que président de club et administrateur du Comité Départemental de Roller Skating de la Gironde, je mesure bien les attentes fortes qui émanent du terrain, notamment en matière de randonnée. Trop souvent les acteurs locaux se retrouvent seuls confrontés aux difficultés d’organisation, d’encadrement ou de communication.


Alors même que nous constatons tous le fort engouement pour les pratiques sportives récréatives et que nous souhaitons atteindre le seuil critique des 50 000 licenciés, nous nous devons d’être à la hauteur de ces enjeux.


Discipline non compétitive par nature, souvent porte d’entrée vers d’autres pratiques, la randonnée appelle des réponses originales, pertinentes et innovantes de notre Fédération pour asseoir son développement.


Pour cela, il est nécessaire de se reposer sur une équipe renforcée et élargie et dont les trois administrateurs élus sur le collège randonnée en constituent le pivot.


Il est indispensable d’inscrire nos actions futures au sein d’une réelle stratégie de développement concertée et partagée. A ce titre, trois axes me semblent d’ores et déjà déterminants : la formation des moniteurs et des encadrants, l’offre de service aux clubs au travers d’une politique de promotion ambitieuse, et enfin, la veille règlementaire et l’appui juridique aux dirigeants.


Il est urgent de donner une plus grande valeur ajoutée à nos initiatives, et c’est au prix de ce travail collectif, je le crois, que nous y parviendrons.


Avec votre concours, voilà les objectifs que je suis prêt à poursuivre, au service d’une passion qui nous est commune.



Sportivement,


Stéphane CASTERAN

vendredi 20 février 2009

L'organisation de la Commission Nationale Randonnée

Projet d'organisation de la Commission Nationale Randonnée

A l'horizon 2009-2013, nous souhaitons doter la Fédération d'une Commission Nationale Randonnée élargie travaillant dans le cadre d'une stratégie de développement concertée.


Une Commission élargie

Conformément aux statuts de la FFRS, les 3 élus du Conseil d'Administration fédéral issus du collège randonnée constitueront le socle de la Commission Nationale. Véritable centre de gravité, ils animeront une équipe plus large rassemblant les principaux acteurs de la randonnée.

Bien entendu, il sera nécessaire de prendre en compte le caractère bénévole des membres et de leur offrir l'opportunité de s'impliquer à la hauteur de leur disponibilité et en fonction de leurs domaines de compétences.


Une représentativité renforcée

Nous nous attacherons à garantir une représentation des différentes pratiques de la randonnée : urbaine, hors agglomération et utilisation du roller comme mode de locomotion.

Par ailleurs, il nous semble indispensable d'assurer une représentativité géographique. A l'image de nos trois candidats - Stéphane CASTERAN (Bordeaux), Adeline Lemen (Paris) et Isabelle WOESTLANDT (Lille) - les autres membres de la CNR seront issus, dans la mesure du possible, des différentes régions du territoire national.


Mobiliser un réseau d'acteurs

La CNR animera, par ailleurs, un réseau territorial composé de référents randonnée. Compte tenu de l'hétérogénéité des situations rencontrées à travers le pays, celui-ci sera composé, tantôt des référents randonnée des Ligues, tantôt de bénévoles particulièrement investis dans le développement de leur discipline, qu'ils soient issus de Comités Départementaux ou de clubs.





Garantir la transparence et la visibilité des actions

Afin d'insuffler une dynamique jusque sur le terrain, la visibilité de nos actions sera érigée en principe.

A l'inverse des disciplines compétitives, les associations de randonnée n'ont que peu d'occasions de se rencontrer. Un effort particulier sera consacré à la communication des actions. Des moyens modernes de communication pourront être mobilisés : forum, listes de diffusion mail, et bien entendu le site internet de la CNR.



Un projet pour la randonnée

Avec près de 10 000 licenciés, la Randonnée constitue l'une des principales disciplines de notre Fédération. A l'instar de ses cousines, il est nécessaire de la doter d'une structure de pilotage efficace et animée autour d'un projet de développement concerté. Pour autant, exempte de toute compétition, cette pratique appelle à rechercher des solutions innovantes qui se démarquent des réponses traditionnelles de la FFRS.

Si le raccourci entre les 3 millions de pratiquants et les 47 000 licenciés paraît simpliste et trompeur pour illustrer les carences de l'actuelle Commission Nationale Randonnée, il convient néanmoins de reconnaître les marges de manœuvre importantes qui restent à mobiliser.

Force est de constater, par exemple, qu'un grand nombre d'associations fondent, en retour de leur affiliation, des attentes qui sont aujourd'hui insatisfaites. Il en résulte notamment un écart significatif entre le nombre de licences souscrites et celui de pratiquants au sein des clubs.

Par ailleurs, nous sommes en présence d'un frein significatif pour la promotion de notre sport alors que la Randonnée est un vecteur fort de notre image et qu'elle constitue de plus en plus une porte d'entrée vers d'autres disciplines.

L'action au service de la Randonnée doit donc se densifier et se rapprocher des préoccupations du terrain.

Cet objectif ne peut faire l'économie d'un travail sur soi de la Commission Nationale Randonnée. A l'instar du vélo ou de la marche à pied, l'inscription dans un club n'est pas incontournable pour pratiquer. Laissons de côté la chimère selon laquelle on pourrait faire coïncider le nombre de patineurs avec celui des licenciés. La Randonnée est et restera largement une pratique individuelle, de détente ou utilitaire en marge des structures sportives traditionnelles.

En revanche, interrogeons-nous sur la valeur ajoutée que peut apporter notre Fédération : que peut-elle apporter et jusqu'où doit-elle aller ?

Nous donnerons ainsi plus de moyens à nos clubs pour compléter leur offre de services et attirer ainsi un public plus large.


Une méthodologie de travail

L'efficacité de la Commission Nationale Randonnée passera nécessairement par la redéfinition des méthodes de travail : mieux communiquer, animer une équipe élargie représentative des différentes déclinaisons de la randonnée (urbaine, hors agglo, raid, déplacement), et surtout, nous inscrire dans une démarche de projets.


1- Réalisation d'un diagnostic

Aucun rapport avec les relevés statistiques qui ont déjà été opérés. Nous ne souhaitons pas simplement décrire l'existant, mais bien avoir une approche qualitative pour mettre en exergue les attentes des clubs, CDRS et Ligues et faire ressortir les enjeux. Ce travail est d'ores et déjà largement engagé.

Un autre état des lieux sera réalisé, celui-ci concernant les interventions déjà engagées de la CNR. Avant une éventuelle remise à plat de ses actions, il est indispensable de faire le point sur les engagements pris antérieurement afin de ne léser aucun de nos partenaires.


2- Élaboration de la stratégie de développement

Sans anticiper sur les conclusions à venir, nous pouvons d'ores et déjà identifier 3 grands axes de travail.

  • Axe 1 - La formation
Travailler de concert avec la Commission Enseignement pour adapter le Brevet d'Initiateur Fédéral
Accompagner la décentralisation du BEF Randonnée
Mise en place d'une formation non diplomante à l'attention des staffeurs

  • Axe 2 - La règlementation / espaces de pratique
Suivi du dossier du statut juridique du roller dans le Code de la Route (démarche Code de la Rue)
Travail sur les revêtements et l'accessibilité à roller
Veille règlementaire et aide juridique aux clubs
Participation à l'AF3V

  • Axe 3 - Développement
Promotion d'un réseau national de grandes randonnées
Aides à l'organisation des clubs
Offre de services aux clubs


3- Organiser la concertation

Engager un dialogue avec les acteurs de terrain autour du projet de développement. Cette concertation, dont la forme reste à préciser, pourrait se faire à l'occasion d'assises de la randonnée.


4- Conduire un programme d'actions pluri-annuel

Il sera alors nécessaire de définir les actions à mener en priorité.


5- L'évaluation et l'adaptation de notre stratégie

Chaque Assemblée Générale de la Fédération sera l'occasion de dresser un bilan d'étape de notre démarche.